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25 mars 2008
Fin
Gédéon sera bientôt disponible en Pdf et en plusieurs parties dans l'entrepôt.
À suivre les derniers dessins dans l'album "Gédéon ne vaut pas un clou", puis une série d'"illustrations" autour de quelques monuments de la chanson pour enfants.
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12 mars 2008
reliquat
Oscar n'avait pas reparu. Cependant au bout de quelques semaines, Gertrud avait reçu les premières pages de ce qui devint ensuite une abondande et délétère correspondance. Si l'accès aux lettres d'Oscar lui était totalement interdit, Philomène n'en percevait pas moins l'influence qu'elles étendaient sur le comportement de la jeune femme. Oubliés les longues après-midi, les incidents de parcours, le vieux bouc _car tel était son titre désormais_ se délectait en imaginant les abîmes dans lesquelles sa prose jetait Gertrud.
Tout se mêlait dans les propos de moins en moins cohérents qu'elle tenait à son réveil, à l'heure du repas, ou le soir. Tout se mêlait et revenait sans cesse. Toujours les mêmes histoires, Amilcar, le bébé... Et le temps perdait son sens si bien que Gédéon endossait à la fois toutes les responsabilités. Il n'était plus question pour la vieille de le faire accepter par sa mère, mais bien plutôt de le protéger de sa malveillance. Entre les hurlements de l'enfant et les cris, les injures, les crachats de Gertrud, Philomène n'eut bientôt plus la solution que de courber l'échine, d'avancer en regardant ses pieds. Son visage devenait froid, derrière ce mur tout se racornissait, se recroquevillait dans l'attente de jours meilleurs. Tout dans la demeure était triste et un peu monstrueux ; lorsque le soleil frappait aux carreaux on tirait les volets. Devant sa psyché on surprenait parfois Gertrud en train de lire une de ces lettres tout en posant pour un public absent sous la lumière artificielle qu'elle affectionnait. Là, enfin, tout se figeait dans l'attente imprécise d'un évènement grandiose.
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08 mars 2008
appréhension
La lampe de la cuisine jetait sa lumière blafarde sur une petite table rectangulaire aux pieds de métal. Le revêtement de formica bleuâtre sur lequel reposait le bol de Céline lui évoquait vaguement les ciels de ces mois où l'hiver regimbe contre la chaleur qui le pousse. De son chocolat au lait s'échappait un reste de vapeur; sur la table en face, Christine touillait son café dans un tintamarre qui horripilait la jeune fille. Elle soupira:
— Il t'a dit où il allait Papa?
Sa mère lui jeta un coup d'oeil indifférent en répondant par la négative. Depuis trois semaines, il n'avait pas passé un seul coup de fil. Elle doutait qu'il revienne un jour.
Céline demeura songeuse. Que serait la vie sans son père?

Sans doute s'en sortirait-elle.
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04 mars 2008
brouillon
Avait-il remarqué la mine défaite de Philomène?

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02 mars 2008
traits
Le vieil homme, le plus sérieusement du monde, avait pris dans ses mains les toutes petites paumes du nourrisson. Il les avait ensuite massées du bout de ses pouces, tournées sur le dos puis retournées en soupirant.
Philomène, à qui Gertrud finissait toujours par tout raconter, n'était pas aussi hermétique aux sciences occultes qu'elle l'aurait voulu. L'inquiétude qu'avait manifesté l'astrologue l'avait touchée, au point de la conduire dans ce cabinet de chiromancie par quelque chemin tortueux dont sa mémoire ne garderait pas une trace exacte. Elle s'était en quelque sorte réveillée assise là, le petit sur les genoux.
— Mmh... Avait fait le vieil homme à la sombre mine.
—Eh bien? La gouvernante, n'avait jamais levé les yeux du visage_ presque gracieux_ du bébé qui l'interrogeait.
—Eh bien, pas grand chose en réalité, voyez-vous, et il avait désigné une grosse ligne.
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