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16 février 2008

moustiques

    " Tu le sais, je n'aime pas jouer les oiseaux de malheur, mais ton petit, je l'ai bien regardé, il avait un je ne sais quoi, un détail qui me gênait... Eh bien il me semble que c'est dans ses yeux, vois-tu... il a quelque chose de malsain."

     Après avoir surpris ces propos, Philomène ne se permit plus de douter que la présence de l'oncle Oscar avait quelque chose de fétide. S'il s'en prenait à l'enfant, il tâterait du rouleau à pâtisserie. En attendant, elle n'avait aucune idée sur la manière dont elle devait s'y prendre pour infléchir le jugement de Gertrud en faveur de son fils.

    Au moins, cette dernière s'intéressait-elle désormais au contenu du berceau. Les pleurs de Gédéon ne lui auraient de toute façon pas laissé le choix, qui retentissaient jusque sur le chemin du domaine. Elle posait toutes sortes de question à sa servante, qui tentait de répondre avec autant de précision que son expérience lui permettait. Cela tournant souvent autour des fonctions digestives, Gertrud grimaçait avant de chasser les propos de sa duègne aussi bien qu'un insecte horripilant. Mais elle demeurait perplexe, et certaines attitudes trahissaient son intérêt. Philomène se prenait à espérer.