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04 février 2008
attrape
Il tentait désespérément de rester digne, sous son parapluie, au milieu d'une rue déserte. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de partir à pied par ce temps ? Il avait pourtant les moyens de payer le taxi... Il avait eu besoin de braver la pluie et maintenant il se sentait stupide, cheveux au vent.

L'oncle ne lui racontait que des balivernes depuis deux jours, il en avait assez de ces visites qui n'avaient ni queue ni tête. Et, bien sûr, il n'osait plus amener la question d'Amilcar sur le tapis. Que lui aurait dit le vieux? qu'il ne se souvenait plus, ou qu'il était malade, fatigué... Non, il valait sans doute mieux attendre encore un peu. ça finirait par venir.
Il avait rarement essuyé un grain aussi dense. Il parvenait en bas de l'immeuble trempé des pieds à la tête, et cet interphone de malheur fonctionnait une fois sur deux. Il dût bien sonner pendant cinq minutes avant qu'on lui ouvre.
21:50 Publié dans Gédéon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, litterature, roman