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02 décembre 2007
Cris
Les lectures se succédaient. Malgré tout, il arrivait qu'une phrase résonne longtemps après qu'elle l'ait lue, prenne un sens nouveau au contact d'une autre, si bien que Céline crut peu à peu deviner comment classer les cahiers. Tout d'abord, elle prit le parti de ne conserver que ceux dans lesquels il était fait mention de son père. Après tout, c'était bien de cela qu'il s'agissait. Pour le reste, elle aurait tout le tempsplus tard.
Certains passages se révélaient très émouvants. Elle faillit verser une larme lorqu'elle découvrit que Gédéon faisait peine tant il avait été un bébé disgracieux.
Philomène éprouvait bien des difficultés, elle se lamentait souvent sur son journal. Gertrud, qui vivait une période Marilyn très torturée, ne lui laissait pas une minute de répit dans la journée. Alors que le petit, âgé seulement de quelques mois aurait mérité toutes les attentions, il demeurait dans son landau, souvent très sale, affamé, durant des heures.

La brave gouvernante finissait néanmoins toujours par s'occuper du change et du biberon, ce qui l'amenait sans broncher à passer de l'un à l'autre de ses "petits" jusqu'à ce que tout fut en ordre. Les journées étaient longues, les nuits courtes et comme hâchées de lumière artificielle.
21:35 Publié dans Gédéon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, litterature, roman