« repos | Page d'accueil | entonnoir »
08 novembre 2007
Gué
—Qu'est-ce qu'on fait maintenant?
Céline ne savait visiblement plus où donner de la tête. En entrant dans le grand salon, elle s'était tassée sur elle-même, comme l'aurait fait un manutentionnaire en entrant dans le bureau de son patron. Et maintenant, Gédéon s'amusait à la voir tourner en tous sens, bousculer un guéridon puis se raidir, enfin ne plus savoir que faire de sa propre présence.
—Fais gaffe à la table, c'est une pièce de musée. Il jubilait

—D'accord, je ne bouge plus, tu me dis où aller!
—ça va, je plaisante! Il posa la main sur l'épaule de sa fille, complètement crispée. Détends-toi! ce sont juste des babioles. Viens, on va aller récupérer quelques bricoles dans ma chambre.
C'était une pièce assez petite, très humide. Il n'y avait guère qu'un lit, une armoire. Sur la table de chevet était posée une vieille lampe dont l'abat-jour rose semblait sorti d'un bal gothique. C'était une chambre que l'occupant n'avait jamais aménagé. Il y dormait, voilà tout. Au mur, à peine avat-il punaisé la photo d'une voiture. Gédéon la décrocha avant de la fourrer dans sa poche. Puis il s'agenouilla près du lit, et tira d'en dessous une large caisse de bois. À l'intérieur s'entassaient des revues, quelques bandes dessinées, des jouets.
22:00 Publié dans Gédéon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, litterature, roman