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25 octobre 2007
pellicule
Le vieux notaire, au costume de velours brun élimé, reçut la main de Gédéon l'air absent. Petit bonhomme préoccupé, il meublait à la perfection le fauteuil derrière son bureau. Gédéon lui trouvait quelque chose de sale, un peu plus que poussiéreux, peut-être quelque peu moisi. De fait, l'étude sentait le renfermé. On ne devait pas souvent ouvrir les fenêtres derrière les lourds rideaux gris qui tombaient jusqu'au sol, donnant à l'étrange bureau quelques-uns des traits d'une chambre.
"Je suppose que vous n'êtes pas sans avoir pris connaissance des dernières volontés de votre mère...
Gédéon, interloqué, laissa transparaître sa surprise.
—Oh excusez-moi. J'en oublie de vous présenter mes condoléances.

—Et ne vous en faites pas... Madame Philomène et moi-même avions su la persuader de ne pas conditionner vos droits à la succession. Non... en dehors du fait que ce genre de dispositions touchent toujours aux limites de la légalité, j'ai toujours été convaincu qu'elles nuisaient beaucoup à ceux qui restent. Votre mère était une jeune femme bien malheureuse. Madame Philomène, paix à son âme, a eu bien de la peine elle aussi."
Gédéon se sentait mal à l'aise.
17:55 Publié dans Gédéon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, litterature, roman
Commentaires
"Paix à son âme" ? Philomène nous aurait quittés elle aussi ?
Ecrit par : Jeanne | 28 octobre 2007
Tout à fait.
Ecrit par : M.Fage | 28 octobre 2007