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18 septembre 2007
vague

À la vue du cercueil, l'humeur de Gédéon s'adoucissait. Il se demandait maintenant s'il n'aurait pas aimé contempler le visage de sa mère une dernière fois, trop tard.
La présence de toutes ces personnes l'incommodait. Toutes ces femmes vieillissantes, avec leur manie de se rassurer lorsque la mort en touche une autre... Elles avaient bien dû le voir, elles, ce visage, et l'étudier encore! Pour voir s'il avait bien marqué les années, s'il n'était pas demeuré trop beau...
Après tout, c'était pour Gertrud qu'elles étaient venues, ce qui prouvait qu'au moins elles en gardaient la mémoire. C'est la pensée que lui suggérèrent les larmes de l'une d'entre elles.
22:35 Publié dans Gédéon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, littérature