« Rentrée | Page d'accueil | Genèse II »
04 septembre 2007
Gédéon Genèse I
Gertrud et Amilcar étaient deux rejetons de cette grande bourgeoisie désopilante autant qu'oisive dont les turpitudes ne sont mentionnées le plus souvent qu'au détour d'un livre fastidieux et parfaitement documenté.

Dans les années soixante, parvenus à l'âge où leurs corps élancés aux traits apolloniens ne demandaient qu'à vibrer de toutes leurs fibres, ils passaient leur temps à se déhancher nuitamment sur des tubes "yéyés".
Si l'on pouvait dire leur jeunesse dorée, ils n'avaient certes pas la vie facile. Car dès leur prime adolescence, on les avait formés à l'exercice des mondanités, au détachement qu'il convient d'afficher lorsque l'on évolue dans un luxe permanent, à l'ennui que doit ressentir tout enfant de bonne famille tandis qu'il ingurgite ses leçons de latin.
Arrivés à l'âge adulte malgré tous les efforts des précepteurs, ils étaient parfaitement blasés, n'escomptaient qu'une exitence longue et monotone.
À la fin du printemps, ils passaient quelques semaines au bord de la mer, dans un Saintrop' quelconque, où ils se reposaient le jour de leurs ébats nocturnes.

21:55 Publié dans Gédéon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture, littérature